Safran : le défi

30 octobre 2013

Aujourd’hui (enfin plutôt disons il y a quelques jours)(oui, bon, j’avoue, c’était en début de mois)(procrastination, mon amour…), j’ai eu la surprise, la joie et le bonheur (n’en faisons pas trop quand même) de recevoir dans ma boîte aux lettres un joli échantillon de quelques pistils de safran, très généreusement offert par Stéphane du site recettes.de (de quoi ?)(exactement…)

Bon, alors Stéphane du site recette.de (de quoi ?)(exactement…), il fait tout plein de jolis défis tous les mois, avec tous pleins de trucs chouettes à gagner (oui, je me rends bien compte que je parle comme le Petit Nicolas là)(désolé…). Même que souvenez-vous, je faisais parti du jury il y a quelques mois et que c’était super chouette et que ça avait même contribué à me payer ma nouvelle voiture !

Bref, le thème du défi ce mois-ci, vous l’aurez deviné, c’est donc… Le Petit Nicolas Le Safran !

Me voilà donc avec mon échantillon de pistils, offerts à la condition de participer au concours, emballé dans un petit sachet plastique individuel (vous savez, le genre de petit sachet dans lequel on vous vend généralement vos 2-3 pilules d’ecstasy pendant les raves, les concerts, ou au cinéma…) et là donc, 2 conclusions m’arrivent :

1) Stéphane est un dealer et je dois bien avoir conscience que si je tombe dans la spirale infernale de la dépendance au safran, autant la première dose est gratuite, autant les prochaines risquent de me coûter un max…

2) Je me dois de participer à ce défi, pas pour l’argent, pas pour la gloire, mais pour… (…) (tiens, c’est vrai ça, pourquoi je participe moi ?) (c’est vrai qu’on m’a filé du safran gratuit, mais je pourrais tout aussi bien le couper au paprika et aller le revendre au détail sous le pont de Stalingrad) (le métro Stalingrad à Paris dans le 19e, pas le Stalingrad en Russie)

Bref, soyons joueurs, je prend sur moi et c’est décidé, on participe !

Tout d’abord, il faut trouver comment mettre le plus possible en valeur le Safran. J’aimerais faire une association cohérente et luxueuse afin d’accompagner cette épice d’exception… Disons donc qu’on va partir sur… hum, voyons voir… allez, sur des pâtes. Et en terme de pâtes, quoi de plus noble que les coquillettes ! (quoi ? vous aimez pas les coquillettes ?). Nous allons donc partir sur un…

Coquillettesotto aux moules et coques, écume de moules safranée
(by Riton)

On se met en mode warrior du défi, on rassemble tout plein d’amour, et c’est parti !

1) Equipez-vous de votre joli cabas qui roule (généralement avec des jolis fruits et légumes imprimés dessus), parce qu’on a plein de trucs à acheter et qu’on veut pas tout porter à bout de bras, allez au marché et prenez les trucs qui sont sur la photo ci-dessous (notez que j’ai oublié de mettre les coquillettes sur la photo, mais prenez-en quand même, je vous jure que ça nous servira).

 

 

2) Bon, ok, la photo étant pourrie, je veux bien détailler vite fait. Prenez :

  • Des coquillettes
  • Des moules et des coques (que vous allez faire tremper dans plusieurs bains successifs d’eau claire, puis que vous allez nettoyer)(là, elles sont dans la casserole, c’est pour ça que vous pouvez pas les voir bien)
  • Des champignons de Paris (oui, même si vous habitez en province, c’est comme ça…)
  • Des échalotes
  • Des bouillons cubes
  • Du vin d’Alsace (oui, même si vous habitez en France, c’est comme ça…)
  • Des bouillons cube
  • De la crème Fleurette
  • Et surtout n’oublions pas notre petit sachet de dealer de pistils de safran

 

3) Après avoir bien nettoyé vos moules et vos coques, envoyez les dans une grande sauteuse avec des échalotes (émincées) (j’espère que ça tombait sous le sens pour la plupart d’entre vous maintenant), et du vin blanc… Vous allez voir, elles vont s’ouvrir petit à petit (les moules et les coques…)(pas les échalotes). Si elles étaient déjà ouvertes avant, c’est qu’elles n’étaient pas bonnes, il fallait les jeter (ah bah oui, maintenant qu’elles sont toutes ouvertes, c’est ballot pour les reconnaître)(jetez tout, et retournez faire le marché).

 

4) Maintenant que les coquillages sont tous bien ouverts et décédés, on les extrait de la sauteuse délicatement, en conservant bien le jus rendu, le vin et les échalotes dans la sauteuse (je sais pas moi, avec une écumoire)(ou un par un à la main, si vous avez le temps…). On les met ailleurs (n’importe où, je m’en fous, tant qu’ils ne sont plus dans la sauteuse).

5) Prenez 4 ou 5 moules et décortiquez les avec vos doigts. Envoyez ces quelques moules décortiquées dans la sauteuse et mixez le tout au plongeant par exemple (je vous préviens, ça en fout partout, c’est rigolo)(sinon, prenez un mixer pas plongeant).

6) Maintenant, on filtre. Passez le tout au chinois

 

 

7) On remet sur le feu, et on fait réduire (on fait rien quoi, on attend). Profitez-en pour vous détendre un peu…

 

 

8) Maintenant que c’est réduit (au moins de moitié), on crème (on ajoute de la crème quoi)(combien ? je sais pas moi… une dose comprise entre « pas assez » et « trop »), et on ajoute les pistils de safran. On les laisse infuser sur feu doux tranquillement, en veillant bien à ce que ça ne boue (bout ?) (bouille ?)… en veillant bien à ce que ça n’arrive pas à ébullition (car safran bouillu, safran foutu).

 

9) Allez, maintenant le coquillettesotto… Dans une sauteuse (comme moi, si vous aussi vous êtes un peu à l’arrache d’ustensiles de cuisine, vous pouvez prendre la même que tout à l’heure)(lavez-la quand même), faites revenir des échalotes émincées (si vous avez tout mis tout à l’heure, c’est ballot) dans un peu d’huile d’olive, puis rajoutez les coquillettes crues. On les fait revenir quelques instants… Puis, on mouille avec du vin blanc…

 

 

10) On fait un bouillon à côté (avec de la flotte et des bouillons cube, ou de manière plus élaborée si vous vous y êtes pris avant)(ce qui n’était pas mon cas), et on rajoute louche par louche le bouillon sur les coquillettes, en attendant bien que le bouillon précédent ait été absorbé. On fait ça jusqu’à ce que les coquillettes soient al-dente (l’état des pâtes qui se situe entre trop cru et trop cuit).

11) C’est fait ? Bravo ! Par ailleurs, si vous remplacez les coquillettes par du riz arborio, vous savez faire un risotto également… Mais bref, ne nous égarons pas… Envoyez vos moules et vos coques décortiquées dans la sauteuse, ainsi que les champignons émincés et tous les éventuels ingrédients qui vous restent sous la main et que j’ai peut-être oublié de mentionner… On assaisonne bien, et on laisse un petit peu sur feu doux en touillant, histoire que ça remonte en température…

 

 

12) Maintenant, c’est fini, plus qu’à dresser… Envoyez un cercle dans une assiette creuse, et remplissez bien en tassant de coquillettesotto (ce qu’il y a dans la sauteuse quoi). On prend notre sauce de tout à l’heure, remontez la en température sur le feu, et envoyez-y un coup de mixeur plongeant, histoire de faire une écume… Disposez un peu d’écume dans l’assiette, autour du cercle… (oui, je sais, moi ça a un peu foiré, ça n’a pas vraiment fait une écume, appelons ça plutôt une nage).

 

 

13) Démoulez le cercle comme un flamby sans languette, et disposez quelques coquillages non-décortiqués pour la déco (ah merde, je vous avais pas dis d’en garder quelques uns, au temps pour moi) et quelques pistils de safran, toujours pour la déco (moi j’en avais plus, j’avais revendu le reste, au temps pour moi). Passez un petit coup de propre sur les bords de l’assiette et tadaaam ! Voilà ce que ça donne !

 

14) Contemplez votre superbe assiette, mais pas trop longtemps. Servez vite car ça risque de ne pas tenir (un peu comme un château de sable avec du sable sec quoi, si vous voulez une métaphore intellectuelle). Hop, une autre photo d’un peu plus près, en mode photo-de-défi…

 

(et au cas où ça n’aurait pas été assez explicite tout le long, avec cette recette, je participe au concours du safran…)(si je suis encore dans les temps…)(c’est quoi la limite déjà… ?)

3 commentaires pertinents

  1. Riton le 31 octobre 2013 à 14 h 20 min

    Merci Ulrique, je vais passer voir tous tes rigolo-risottos alors ! ;)
    Et merci Stéphane, rien n’aurait pu se passer sans toi, tu le sais bien ! ;) (P.S. : j’ai trouvé des revendeurs dans tout Toulouse, mais il faut que tu me baisses le prix au gramme, non coupé…)

  2. Stéphane le 31 octobre 2013 à 10 h 09 min

    Merci beaucoup pour cette superbe participation au défi safran, j’aime beaucoup toute la mise en scène. :-)

  3. Ulrique cuisine le 31 octobre 2013 à 7 h 09 min

    Super recette! J’adore les risottos rigolos comme toi. Je viens d’en faire un avec des avoines et pour le défi j’avais fait un patatotito ou autrement dit un risotto de pomme de terre ;-)
    Bravo pour cette appétissante participation au defi Safran
    Ulrique pour Ulrique cuisine