Honneur photographique à la quiche à la tomate…

2 avril 2014

J’avais envie de profiter de ce joli mois d’avril approchant débutant (oui, j’ai encore mis 3 plombes à pondre cet article) pour vous souhaiter à tous une très belle année 2014, plein de bonheur, de santé, de pognon, de petits oiseaux bleus et de cerfs qui vous habillent le matin en sifflotant…

Certes, je fusse absent d’ici pendant quelques jours semaines mois temps (ce ne serait pas très élégant de compter) mais c’était pour la bonne cause.

Car ce blog, entièrement à mon image, (à savoir parfait) (à savoir modeste) souffrait énormément d’un manque inacceptable en comparaison à mes confrères et consœurs de la blogosphérie culinaire, à savoir des photos qui déchirent un peu leur race, et pas des clichés de téléphone pourris, pris après 3 bouteilles de rouge à l’apéro (donc tremblotants)(donc flous)(donc pourris).

Je me mis donc à la recherche d’un jeune photographe amateur que je pusse élever au rang de photographe culinaire professionnel reconnu et, ensemble, nous avons donc pu vous faire cette note qui, je le sens déjà, sera d’un haut niveau intellectuel et éducatif.

Entre grands professionnels reconnus du monde de la gastronomie et de la photographie, nous avons donc voulu tester aujourd’hui pour vous… (suspense…) :

 

La quiche à la tomates (!)
(non, non, c’est pas une blague…)

 

Bon, en même temps, soyons honnêtes… Si vous saviez faire une quiche à la tomates, vous ne seriez certainement pas ici mais sur des blogs hautement plus reconnus dans le milieu, comme celui de Petit Ours Brun par exemple…

Allez, on rassemble le cuisinier, le photographe mais aussi quelques ingrédients, un peu d’amour et de magie de nouvelle année 2014 et…

C’est parti !

1) Donc voici les quelques ingrédients sus-pré-cités précédemment (je sais, c’est redondant et inexact)(ça doit être ça, la magie de 2014…). Bon, on ne va pas les énumérer, mais nous remarquerons qu’il manque la pâte feuilletée, pâte qui n’a pas été photographiée tellement je l’ai fais maison et qu’elle est trop belle (gros mensonge)(ça doit être ça la magie de 2014…).

 

2) Bon, vu qu’on est quand même sur un blog cuisine sérieux de type quasi-professionnel, on se doit d’utiliser un peu de vocabulaire… Vous allez donc abaisser la pâte et foncer le moule avec vos organes préhensiles effecteurs situés à l’extrémité de vos avant-bras, que vous aurez préalablement lavés bien sûr… Après avoir cuit la pâte à blanc quelques minutes dans votre four, vous pourrez alors moutarder le fond de pâte à l’aide d’une spatule domestique culinaire de taille moyenne. Comme sur cette merveilleuse illustration phototypée ci-dessous.

 

3) Toujours dans l’esprit d’utiliser du vocabulaire professionnel, profitons-en pour souligner que c’est intelligent, c’est un plat malin(et balancez quelques rondelles de tomates, du thon, des câpres et tout ce que vous voulez… dans votre moule).

 

4) Maintenant que la minute culture est achevée, on peut enfin se remettre à employer notre langage du quotidien et dire des trucs du style : faisez un appareil dans un bol (avec des oeufs, de la crème, du lait, du sel, du poivre)(j’anticipe les questions : 2 entiers + 1 jaune, 15 cl, 20 cl, pincée, pincée)(par exemple…).

5) Coupez votre petite boule de mozzarella et placez la sur vos trucs que vous avez mis là avant, sur le truc là, de la pâte… (oui, je ne sais pas pourquoi les photos ont cet ordre là, mais c’est bon, je gère, j’adapte la recette…)

6) Versez de manière délicate et unilatérale votre appareil sur le reste des trucs…

7) Et envoyez ça à four chaud, style à 180-200°C, jusqu’à ce que vous sentiez une odeur bizarre dans l’appart (une odeur de brûlé très probablement)… Si vous n’êtes pas fun et que vous ne voulez pas jouer au jeu de l’odeur chez vous, laissez 35-40 min, ça devrait faire l’affaire (mais c’est moins rigolo)… On sort du four, et tadaaaaam !

8) On coupe une tranchette et… retadaaaam !

 

Tellement impressionné par le résultat, le travail accompli et la magnificence des photos, je préfère à présent m’effacer…

abaisser la pâte = étaler
foncer le moule = faire des trucs jolis avec la pâte qui collent bien au moule
organes préhensiles effecteurs situés à l’extrémité de vos avant-bras = mains
cuire la pâte à blanc = sans rien dessus quoi
moutarder le fond de pâte = balancer de la moutarde sur la pâte
spatule domestique culinaire de taille moyenne = vous prenez pas la tête, prenez une cuillère
merveilleuse illustration phototypée = photo
ci-dessous = là, en bas
c’est intelligent, c’est un plat malin = ça va être très miam miam

Crédit photos : Tristan Lorenzo Garcia photographe

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