Le lundi, c’est… Carpaccio…

29 septembre 2012

Bon, juste un petit article pour vous annoncer la fin des vacances et la reprise de ce merveilleux blog de cuisine (et oui, je viens de m’apercevoir que j’étais en vacances depuis le 7 juin quand même)(oui, j’aime mon travail).

Aujourd’hui (enfin hier) (enfin avant-hier) (enfin avant-avant-hier) (enfin avant-avant-avant-hier) (enfin avant-avant-avant-avant-hier) (ahh… procrastination, quand tu nous tiens…), on est lundi, et le lundi, c’est L’amour est dans le pré ! L’émission de télé-réalité qui nous redonne confiance à tous, et qui nous montre que des fois, quand même, l’amour ça peut être super dégueu à montrer à la télé…

Donc soirée spéciale Amour est dans le Pré, qu’est-ce qu’on se fait de bon à manger, pas trop chiant à faire et avec des trucs qu’on trouve chez le boucher-d’à-côté-du-boulot et au 8-à-8-qui-est-sur-le-chemin-de-la-maison (le 8 à 8 étant un endroit merveilleux, pratiquant les mêmes prix de tarés qu’une épicerie de nuit, mais ouvert pendant la journée) ?

Allez, on part sur un carpaccio, ce plat magique que tout le monde aime et que les restaurateurs nous font payer 18 € les 100 grammes, alors qu’il n’y a rien à faire…

Le carpaccio, c’est une super idée parce que :

1) C’est tout fin, donc c’est super facile de remplir une assiette avec que dalle… Du coup, vous pouvez faire comme au resto et prévoir une 2ème assiette par personne, pour 1 euro de plus…

2) C’est rouge, c’est joli…

3) C’est inratable, va quand même falloir y aller pour foirer un carpaccio…

4) Le nom, ça pète quand même pas mal, consonance italienne, vous pouvez sortir votre science sur les origines du carpaccio (que je ne vous donnerai pas, démerdez-vous avec Wikipedia). Et c’est plus facile à faire qu’un risotto ou qu’un strattelloni di milano (dans la mesure où ça n’existe pas)(mais si ça existait, ça serait super dur à faire, sûrement…).

Allez, on se le fait par étapes, ça va couler tout seul, vous allez voir :

1) Allez chez votre boucher préféré, et remarquez qu’il est fermé le lundi… Pas grave, retournez-y hier, dès que vous aurez un moment.

2) Demandez-lui de vous trancher des « tranches-de-boeuf-pour-carpaccio »… C’est un peu technique, mais ne vous inquiétez pas, il comprendra (c’est un professionnel). Pour ne pas vous faire arnaquer et repartir avec 12 kg de viande, donnez lui un poids approximatif (pas le votre, le poids de ce que vous souhaitez en viande)

3) Sur le chemin du retour, passez donc au 8 à 8 comme sus-cité précédemment, et prenez, dans votre petit panier vert ridicule, un citron, de la roquette, des noix, de l’huile d’olive, de la ciboulette (vous aussi, cherchez pendant 20 minutes de la ciboulette fraiche avant de vous rabattre sur de la surgelée), des câpres que vous oubliez car vous pensez à autre chose, et 100 gr de parmiggiano reggiano en copeaux à 8000 eur/kg parce qu’il y a que ça…

4) A la caisse, réglez vos 180 € d’achats et réjouissez-vous d’avoir oublié les câpres qui auraient certainement fait doubler la somme… Vous avez un peu mal au cul ? C’est normal, c’est que ça fonctionne… Allez, on continue…

5) Disposez des tranches de boeuf sur une assiette ronde (ou carrée, en fait on s’en fout)(moi j’ai fais avec une ronde, mais vous êtes libres de faire de la merde hein, pas de souci), sans qu’elles ne se superposent (sinon, c’était bien la peine de se faire chier à faire des tranches toutes fines à la trancheuse pour tout empiler comme un bourrin au final). Un peu comme ça quoi :

6) Maintenant, on va faire une jolie marinade dans un bol, avec plein de jus de citron, de l’huile d’olive, de la ciboulette, sel, poivre…

7) Et on badigeonne généreusement sur nos jolies tranches, soit avec un pinceau alimentaire si vous êtes ce genre de « personnes » qui aimez se la péter avec rien du tout…, soit avec une petite cuillère comme moi…

8) Maintenant, on laisse mariner une heure ou deux, pour que la marinade commence à « cuire » la viande… (oui, l’acidité du citron commence à cuire la viande)(oui, je sais, ça commence à être n’importe quoi… le citron, ça cuit, la moutarde, ça cuit, le chaud ça cuit, le froid ça cuit, le sel ça cuit… C’est ça le progrès)(bref…)

9) Si vous êtes pétés de pognon et que vous avez donc acheté vos câpres de bourges, disposez les sur la viande et faites moi un chèque, comme ça, juste pour le plaisir. Disposez également vos copeaux de parmiggiano avec parcimonie (ou avec qui vous voulez, ça ne change rien finalement…).

 

10) Maintenant, on dispose une petite poignée de roquette au milieu, en faisant appel à un minimum de sens créatif. Et si, durant l’apéro, vous n’avez plus rien eu à vous dire avec vos amis parce que comme moi, ils sont un peu chiants, vous leur avez fait décortiquer les noix (petite activité conviviale et silencieuse qui met la bonne ambiance dans la soirée). Vous pouvez donc disposer quelques cerneaux de noix dans la roquette, mais ça sert à rien, ça apporte rien au plat…

11) Et voilà, vous pouvez servir, pile à l’heure pour le début de l’Amour est dans le pré ! Et comme moi, vous pouvez servir avec un joli verre de vin rouge léger, sur une jolie table transparente au-dessus de votre tapis beige et noir que vous n’avez pas aspiré depuis 3 mois, chose que vos amis ne manqueront pas de faire remarquer (oui, ce sont des enculés en plus).

Et sur ce, il ne me reste plus qu’à vous souhaitez une bonne semaine et à lundi prochain ! Et spéciale dédicace et bisous à Thierry et à sa nouvelle femme (qui a l’air adorable, malgré sa tête de mal-ressuscitée)(c’est moche, je retire)

1 commentaire pertinent

  1. Solenne le 27 novembre 2012 à 19 h 08 min

    Une super bonne recette pour choper! Trop partante pour une idée d’article à deux points de vue. Je me disais qu’on devrait garder ça pour la St Valentin, ça irait bien dans le thème (cette fête me laisse toujours sans inspiration).