La fin du monde par les kebabs (au naan fromage)…

19 décembre 2012

C’est écrit, la fin du monde débutera par la fermeture soudaine et inexpliquée des kebabs… (puis viendront très certainement toutes les autres saloperies dont vous avez entendu parler… tsunamis, tremblements de terre, météorites, zombies, nouvel album de Lorie…)

Du coup, j’ai bien conscience que j’ai quand même ma part de responsabilité dans tout ça (surtout les zombies), car je m’apprête à vous révéler… suspense… (non pas de suspense en fait, la recette est dans le titre, j’avais oublié…) la recette du naan fromage… Bon, en vrai, le fromage étant en fait du simple Kiri à la con, et le naan… bah… vous connaissez, je vais pas rentrer dans les détails (juste au cas où, cf photo ci-dessus).

Bon, il faut bien se mettre à la page, et même si lors de mon dernier article, on devait certainement être en plein été, là, à l’heure où je vous parle, on est en hiver… Il fait moins 30, les gens se mouchent avant de vous serrer la main, et bien sûr, il y a ce petit côté féérique de la nuit qui tombe à 15h40, heure où il est donc officiellement autorisé de commencer l’apéro (à Toulouse en tout cas)(et certainement dans toutes ces villes où les gens ont un accent bizarre qui les oblige à taper l’apéro avant 18h).

Enfin bref… Hiver oblige, les recettes d’hiver pullulent sur la blogosphère culinaire, tout comme les chaussettes en laine sur la blogosphère tricot (j’imagine).

Après, moi j’ai envie de dire, recette d’hiver ou pas, ça va aller 2 minutes la soupe de potimarron. Faites en une, vous verrez qu’on n’a pas besoin de vous donner 50 fois la recette sur 50 blogs différents… Raclette, même combat, faites fondre du fromage sur de la patate, avec un peu cochonnaille, je suis sûr que vous devriez vous en sortir…

Donc bon, plutôt que vous donner la recette de la raclette (c’est déjà fait en plus)(merde, je me contredis en permanence, tout se barre en sucette ici), je vais vous donner la recette du kebab avec naan fromage. Comme ça, en hiver, vous n’aurez plus besoin d’aller vous geler les poils au kebab du coin à 3h du mat’ (et donc, recette d’hiver, tadaaam).

Eh oui, je sais, je suis génial et vous m’aimez…

Bon allez, trêve de galivades, on n’a plus toute la vie. Armez vous d’un tablier et d’une bonne dose d’amour spécial fin du monde, et…

C’est parti !

1) Faites une pâte à naan avec des trucs style farine, beurre et tout (proportions exactes honteusement copiées / collées sur le blog de Caro, pas par plagia, juste par flemme hommage : 1 cc de levure de boulanger, 300 g de farine T55 (ou autre numéro de T, vous imaginez bien que je suis pas du genre à chercher un T particulier sur ma farine)(55, c’est beaucoup, ça doit coûter cher)(enfin bref)(tant que vous remplacez pas par du sucre, ça me va moi), 3 CS de beurre fondu, 130 g de lait tiède environ, 1 CS d’huile de tournesol, 4 CS de yaourt nature, 1 cc de sel).

2) Mettez tout ça dans un cul de poule, ou comme moi, dans un saladier si vous n’avez pas de poule à disposition.

3) On touillote, on masse, on pétrit, on rajoute de la farine T si ça colle trop, on masse, on pétrit, on sourit… jusqu’à l’obtention de notre jolie boule bien lisse. Si cette étape vous daille déjà rien qu’à la lire, je vous recommande d’aller acheter des naans fromage au kebab du coin, ou au resto indien du coin.

4) On recouvre d’un torchon propre pour que la magie du gonflement opère, et on laisse reposer un certain moment.

5) En attendant, vous pouvez vous préparer de la viande (vous pouvez aussi regarder la télé, ou faire autre chose, vous êtes chez vous, pas de pression). Si vous n’en avez pas, je vous recommande d’aller acheter de la viande à kebab au kebab du coin. Moi j’avais de la chance, j’avais un morceau de gigot d’agneau qui moisissait dans le frigo depuis la chandeleur…

6) On peut le détailler en petit dés, pour que ça soit plus agréable à manger…

 7) Et vous pouvez préparer les autres jolis petits accompagnements que vous mettrez dans votre kebab, les mettre dans des jolies coupelles Guy Degrenne, et les prendre en photo, juste comme ça, pour vous la péter avec rien du tout… Un peu comme moi quoi, qui ait opté pour mes morceaux de gigot que je vais faire revenir à l’huile d’olive avec quelques herbes et un peu de cumin, des copeaux de Vieux Rodez (parce que j’aime l’Aveyron) (parce que c’est moins cher que le parmesan, et que c’est super bon aussi)(parce que je suis amoureux de Cyril Lignac), des petites tomates cerises, et de la salade verte coupée en lamelles. Si vous n’avez pas d’accompagnement, je vous recommande d’aller en acheter au kebab du coin.

 8) La taille de la boule devrait avoir à présent grossi, même si j’ai jamais vraiment trouvé ça flagrant et j’ai toujours eu un petit doute, à savoir si c’était pas un gros foutage de gueule que de nous dire de faire reposer la pâte… M’enfin bon, c’est fait, c’est fait…

 

 9) Abaissez la pâte avec vos mains, puis vous pouvez vous servir d’une bouteille pour la rendre encore plus fine. Ajoutez sur une des 2 moitiés 2 carrés de kiri (oui, je sais, y’en a qu’un sur la photo… faites ce que je dis, faites pas ce que je fais). Ecrabouillez un peu avec vos mains les kiris sur la pâte, histoire que les gros carrés ne l’abiment pas quand on va replier (oui, je sais, je dis souvent beaucoup de conneries, mais ça, c’est un vrai conseil).

10) Recouvrez l’autre moitié de la pâte, où y’a pas de kiri, sur la 1ère moitié où y’a les kiris, et aplatissez, soudez moi ça bien, sans faire de trous… Et hop, on peut envoyer dans une poêle chaude, sans matière grasse (vous savez bien pourquoi, si vous me suivez depuis longtemps…)(oui c’est ça, parce qu’on est tous bien assez gros, et que dès qu’on peut ne pas mettre de matière grasse quelque part, on s’abstient)(et aussi parce qu’on veut être beau gosse pour les orgies pré-fin-du-monde).

 11) Au bout de quelques minutes qui ne dépendent que de ce qu’il y a à la télé (à la pub par exemple), allez retourner votre naan dans la poêle, comme une crêpe, et faites cuire l’autre côté. Encore au bout de quelques minutes, c’est prêt !

 12) Mettez votre naan sur un papier à kebab (j’en avais pas, mais plutôt que d’aller en acheter au kebab du coin, j’ai préféré prendre du papier sulfurisé), et maintenant, mettez une couche de sauce de votre choix (samouraï pour moi, si vous n’en avez pas, bon bref, je crois que vous avez compris où en trouver…), puis vos jolis accompagnements dessus…

 13) Et maintenant, c’est là que vos cours de roulage de kebab, que vous avez dû raquer 1,35 € de l’heure à Istanbul vont vous être utiles… A l’aide du papier sulfurisé, roulez le tout délicatement en serrant bien, puis faites le petit tortillon en bas avec le papier (mais si, toi même tu sais, le petit tortillon là, en bas, hop et hop…). Et voilà ce que ça donne ! Vous pouvez manger comme ça, ou accompagner de frites que je vous recommande d’aller acheter au kebab du coin…

La prochaine fois, je vous balance la recette du Big Mac et vous n’aurez plus jamais à sortir de chez vous (jusqu’à vendredi en tout cas)(bah oui, après, faudra bien sortir)(pour échapper aux zombies quoi…).

2 commentaires pertinents

  1. Riton le 4 février 2013 à 16 h 49 min

    Merci Aurélie, c’est super sympa ! Tu es la bienvenue quand tu veux ! :)

  2. Aurélie EnviesDélices le 7 janvier 2013 à 17 h 39 min

    je n’étais plus venue sur ton blog depuis super longtemps (à peu près depuis que j’avais du piocher une recette sur ton blog pour un tour en cuisine, mais je viens de me régaler avec article :)