Hommage à la Fabuleuse by Christian Constant… et by Nadia… et by Riton…

15 avril 2013

Oui, c’est clair que je ne me mouche pas avec le dos de mon coude quand j’envoie un titre comme ça… Mais bon, c’est tout de même un article hommage à un grand monsieur de Top Chef, à savoir Christian Constant…

Alors Christian Constant, c’est un cuisinier à Top Chef, il est trop fort, il se fait jamais éliminer, un peu comme Jean-Philippe quoi (qui, même si il se fait éliminer, se démerde toujours pour revenir)… Et tous les ans, à chaque nouvelle édition de Top Chef, il revient… (pas comme Jean-Philippe par contre, on espère).

Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’en plus de ses restaurants et bistrots sur Paris, Christian Constant est venu prendre le Bibent, sur une petite place de Toulouse. Il nous a importé la bistronomie parisienne en plein coeur de la ville rose, et ça, ça nous fait bien plaisir parce qu’il nous a également descendu…

La Fabuleuse…

Alors, la Fabuleuse, c’est LE dessert spécialité de Christian Constant. C’est un miroir au chocolat au visuel impeccable (le terme de miroir prend vraiment son sens, véridique, je me suis recoiffé devant)(et j’ai enlevé un bout d’épinard que j’avais coincé entre mes dents du bonheur)(bon, c’est pas vrai, j’ai pas de dents du bonheur)(mais pour le coup de l’épinard coincé que j’enlève grâce au reflet du gâteau, ça c’est vrai par contre)(non, en fait, c’est pas vrai non plus), qui fond dans la bouche, avec une pâte presque invisible mais bien présente, qui fond également dans la bouche (tout fond quoi…)(impressionnant)… Heureusement que la part coûte 358 € (TTC) sinon, on serait tous devenus obèses, à cause de ça…

Bon, alors après, en terme de humblitude, sur le fait de l’appeler La Fabuleuse, le père Constant, hum hum quoi… Il s’est pas torché avec le cul d’un poulet, si vous voyez ce que je veux dire…

M’enfin bref, ça, c’était pour l’hommage à ce merveilleux dessert, que voici en image (ma photo pourrie ne reflétant pas du tout la vraie esthétique de ce gâteau, mais bon, ça, vous commencez à avoir l’habitude) :

 Mon deuxième hommage va à une autre très grande cuisinière, à savoir Nadia… Alors Nadia, elle sait tout faire, elle est trop forte. Des couscous de folie, des tajines au poulet et raisins trop bons (oui, par contre, elle ne sait en faire qu’un, de tajine), de par ses origines, mais pas que !

Nadia possède ce don que tout le monde lui envie, à savoir pouvoir reproduire à l’identique, dans le visuel et dans le goût, n’importe quelle recette qu’elle goûte, qu’elle voit, ou même qu’elle croise rapidement dans la rue ou dans les couloirs du métro.

Et, chance inouïe pour nous (les toulousains) et bien malheureusement pour Christian (Constant… suivez un peu, merde !), Nadia a été manger au Bibent, et a goûté à la Fabuleuse. Et, sous le charme, elle s’est donc mise à reproduire ce chef d’œuvre avec une exactitude chirurgicale bluffante. La preuve en image :

Oui, je sais ce que vous allez me dire, que j’ai fais un copier / coller de la photo précédente et que je prétends que c’est un gâteau différent, fait par une copine à moi… Au risque de vous choquer, et bien je vous jure que non… Hommage à une grande dame, hommage à une grande cuisinière…

J’ai donc moi-même voulu me prêter à l’exercice (comme ils disent dans Top Chef)(oui, j’en profite, c’est bientôt fini). Mais, très loin du niveau des grands chefs Christian et Nadia, je n’ai pas voulu aller sur leur terrain du miroir au chocolat (et surtout, j’ai pas de moule, c’est chiant).

J’ai donc plutôt choisi de réaliser un coulant au chocolat, parce que c’est ultra-simple, c’est joli, et ça fait toujours son petit effet quand ça coule (si après cuisson, ça devait ne pas couler, soyez pas con et changez le nom).

Mais comme je suis complétement mégalo, j’ai choisi d’intituler cette recette :

La fabuleuse… Coulant… by Riton (en hommage à Nadia)
(j’ai voulu l’appeler la Fabuleuse coulante, mais ça aurait pu avoir un autre sens dans vos esprits)

Allez, on s’arme d’un peu de courage, d’humblitude, et d’amour, et c’est parti !

1) Réunissez plein d’ingrédients qui iraient bien pour faire un coulant, type tous ceux qu’il y a dans la photo ci-dessous et que j’ai la flemme d’énumérer (mais vous pouvez agrandir la photo en cliquant dessus, ça vous aidera)

 2) Fouettez vos 4 oeufs (enfin l’intérieur de vos 4 oeufs), avec 75 gr de sucre semoule, on appelle ça blanchir les oeufs (enfin il me semblait, mais j’ai un doute là…)(bref, on s’en fout).

 3) Ajouter de la farine, style 30 gr (pas beaucoup hein, faut pas faire un gâteau au chocolat, sa faculté à couler dépend du peu de farine, et du peu de temps de cuisson)(enfin pareil, à revérifier hein) et de la poudre d’amandes, style 50 gr…

 

 4) On rebat bien le tout et si vous voulez une photo, je vous invite à reregarder la 2e photo plus haut, ça devrait à peu de choses près y re-ressembler… Profitez de ne pas prendre de photo pour mettre dans un bol des carrés de chocolat noir (100 gr) avec du beurre (100 gr).

 5) Faites moi fondre tout ça en envoyant quelques temps au micro-ondes, ça évitera de vous prendre la tête avec un bain-marie… Et incorporez cette fondue dans le saladier, là où y’avait la farine et tout ça…

 6) Beurrez et farinez des moules individuels, ou si comme moi, vous n’en avez pas (oui, c’est un peu la dèche sur cet article, je m’en rends bien compte), prenez des cercles qu’on va disposer sur la plaque du four, recouverte de sulfu…

7) Mettez votre jolie préparation dans les cercles, cercles que vous aurez d’abord placé sur la plaque avec le sulfu (si vous ne comprenez pas pourquoi il faut d’abord mettre les cercles sur la plaque, je vous laisse essayer sans, vous devriez comprendre…)

8) Envoyez tout ça au four une toute petite dizaine de minutes, à environ 200°C, sortez et laissez tiédir (parce que sinon, ch’est bon mais ch’est chaud…)

9) Et démoulez, dans une jolie assiette…

10) 2-3 heures avant, mettez un peu de crème fraiche dans un siphon avec une cartouche de gaz, laissez reposer 2-3 heures, et envoyez un peu de chantilly sur/à côté/sous votre coulant. Ca devrait envoyer pas mal aussi avec de la glace vanille, mais j’en avais pas…

11) Soupoudrez un peu de sucre glace pour faire comme au resto…

12) Et vala !! On prend la cuillère, on ouvre délicatement et… suspense…

13) Eh ouiiiii papa Constant ! Notre Fabuleuse coulant… coule !! Dans ce cas, ne changez pas le titre de la recette et servez tant que c’est encore tiède…

Ceci était mon grand hommage complétement mégalo à moi même… Mais bon, si je ne le fais pas, qui va le faire hein… ?

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