Asperges de Montcuq…

7 juin 2012

Cette petite note vite fait, juste pour vous montrer ce que j’ai trouvé dans Montcuq… Des superbes asperges de Montcuq !

Et je ne vous raconte même pas la galère pour arriver jusque dans Montcuq… C’est sinueux, étroit, ça monte, ça descend… C’est que Montcuq n’est pas facilement accessible !

Bon, ces asperges nous fournissent un prétexte idéal pour, d’une part vous parler de Montcuq (faute de vous en organiser une visite touristique), mais également pour voir comment on va se préparer ces belles et odorantes asperges, toutes droit sorties de Montcuq.

Le produit étant beau (oui, oui, il est beau le produit de Montcuq, ça va, on commence à avoir compris)(bon, à partir de maintenant, finis les jeux de mots pourris dans mes articles culinaires super sérieux, vous commencez à me faire chier avec Montcuq), j’ai opté pour la version simple mais tellement bonne des asperges vapeurs, juste avec une jolie mayo* maison…

Par contre, le problème c’est que je ne peux tout de même pas pousser jusqu’à vous faire une note entière pour des asperges vapeur… (Quoique… ?)(Allez, non…).

Du coup, on fait quoi maintenant ?

Remémorons-nous nos cours de cuisine, et si il y a bien quelque chose que Masterchef nous a appris, c’est qu’en fait, la moitié d’entre nous n’est pas foutu de faire une simple mayo*.

Pourtant, faire une mayo*, c’est super facile vous allez voir. J’en ai raté une seule dans ma vie, en sortie de boîte, je voulais me faire des bulots (oui, à 5h du mat’, j’ai souvent faim moi et je cuisine en mode subconscient), et complétement bourré, j’ai mis l’œuf entier dedans et j’ai essayé de faire monter (jusqu’à 7h…)(après je suis tombé et je me suis endormi sur le carrelage)(bref…).

Nous allons donc essayer de vous prouver à quel point c’est simple (oui, le grand ennemi de la mayo*, c’est le stress)(un peu comme le permis quoi)(si vous avez raté 3 fois votre permis, laissez tomber, vous y arriverez jamais), et donc pour cela, mettons nous en situation.

Prenons une jeune et jolie assistante, qui n’a jamais fais de mayo* de sa vie (mais qui a son permis), passons une soirée très sympa à manger des sushis et à boire du rosé et, vers 1h du mat’, décidons de faire un test mayo* (oui, les asperges, c’était pas le même jour en fait)(oui, je sais, c’est un peu branlant tout ça, mais vous vous y ferez).

Alors pour faire un bol de mayo*, rempli à moitié si c’est un grand bol, aux deux tiers si c’est un moyen bol, il vous faudra :
  • 2 œufs
  • de la moutarde
  • sel, poivre
  • de l’huile (combien ? beaucoup… si vous n’en avez pas, vous pouvez en trouver très facilement dans Montcuq)
  • éventuellement un reste de vieux citron pourrache, trouvé par hasard dans la porte du frigo

Et c’est parti !

1) Alors en fait, le petit truc pour mettre les chances de votre côté, c’est de mettre vos ingrédients à température, et donc de les sortir du frigo un peu avant. Que faire pendant ce temps ? Vous n’avez qu’à les disposer joliment sur votre plan de travail, en faisant un petit décor avec vos machins en bois à découper. Tant que vous y êtes, prenez une photo… Vous aurez un peu l’air con sur le coup mais ça passera le temps. Un peu comme ça quoi :

2) Ça y est, vos ingrédients sont à température ? Bravo ! Maintenant, on laisse faire notre gentille assistante. Prenez l’œuf à température et, commençant à être un peu « pompette » après 5 ricards et 2 bouteilles de rosé, explosez le dans l’évier en voulant séparer le jaune du blanc. Un peu comme ça quoi :

3) Sortez le 2ème œuf du frigo, qui n’est pas à température du coup mais c’est pas grave, on aime bien les défis ce soir. Séparez le jaune du blanc au dessus de l’évier en essayant de pas refaire la même connerie parce que je crois bien que j’avais que 2 œufs… Un peu comme ça quoi…

4) On met le jaune dans le bol, on ajoute une cuillère à café de moutarde, et on touille le tout. Un peu comme ça quoi :

5) Vous assaisonnez un peu avec sel et poivre ou, comme nous, vous pouvez uniquement faire semblant pour les besoins de la photo en tenant de manière explicite le sel et le poivre au-dessus du bol, sans bouger. Un peu comme ça quoi :

(c’est vrai, c’est con, personne ne fait jamais comme ça dans la vrai vie)

6) Maintenant, le 2ème petit truc, et surtout dans la mesure où on s’est un peu chié et que nos ingrédients ne sont pas à température, c’est de laisser reposer quelques minutes le jaune d’œuf avec la moutarde, pour qu’il puisse commencer à cuire légèrement (ce qu’on appelle une cuisson à froid). Ça sera plus facile ensuite pour la monter… Puis, on ajoute un petit filet d’huile en touillant avec ce que vous voulez : fouet, grande cuillère, spatule en bois (marche étonnamment bien car on n’a pas besoin de touiller super vite et ça prend super facilement), etc. Nous, on avait envie de se marrer et que ça dure plus longtemps alors on a opté pour la petite cuillère.

7) On touille en rajoutant de l’huile petit à petit, en faisant de grands mouvements car n’oublions pas que la mayo*, c’est une émulsion. Et une émulsion, c’est un peu comme une poupée gonflable, si on ne fait pas rentrer d’air dedans, ça marchera nettement moins bien. Un peu comme ça quoi :

8) Là, j’ai encore une photo quasi-identique qui arrive, je sais pas ce qu’elle fout là, je sais pas trop quoi dire dessus… Euh… On continue à touiller et on racle les côtés de temps en temps ? Un peu comme ça quoi… ?

9) Une fois que c’est bien pris et fini, vous devez pouvoir retourner le bol. Si la mayo* tombe par terre, c’est encore un échec pitoyable dans votre vie misérable, recommencez ou tentez de repasser votre permis. Si la mayo* tient bien dans le bol, félicitations. Vous pouvez, si vous le voulez, rajouter 1 ou 2 gouttes d’une base acide (souvenez-vous, le vieux citron tout pourri du frigo ! Au moins vous l’aurez conservé pendant 3 semaines pour quelque chose). Bon, je préfère vous prévenir que le citron a cet avantage de donner légèrement une jolie couleur un peu plus jaune à votre mayo*, mais aussi de la faire retomber un tout petit peu. Mais bon, là c’est pas votre faute, vous n’êtes pas complètement un raté…

(oui, vous avez remarqué, j’ai pris la relève pour la fin… juste histoire de pouvoir m’attribuer tout le mérite)

10) Maintenant, vous allez faire exactement comme tout le monde à la fin d’une mayo (bizarrement d’ailleurs) : trempez le petit doigt dedans, léchez le, et dites (en fronçant légèrement le sourcil gauche) « Mmmhh, c’est bon mais ça manque un peu de sel… ». Réassaisonnez et c’est fini !

(oui, elle est super moche je sais, mais la photo est pourrie, et il doit bien être 4h du mat’ à l’heure qu’il est, donc un peu d’indulgence)

Et pour finir, je remercie ma très chère assistante qui du coup, a passé la nuit à touiller une mayo* à ma place et qui s’en est brillamment bien tiré, et bien évidemment Montcuq et tous les habitants de Montcuq, même s’ils ne sont pas nombreux (y’a pas grand chose dans Montcuq finalement), sans qui cet article tout naze n’aurait jamais pu voir le jour…

* mayo = mayonnaise

4 commentaires pertinents

  1. Riton le 19 juillet 2012 à 15 h 46 min

    Ah si seulement… ;)

  2. monte escalier le 16 juillet 2012 à 21 h 34 min

    Hummm! des asperges à la mayo, j’adoreeeeee! Merci pour cette belle recette de mayonnaise. Au moins avec ça, il n’y aurait plus de mayo ratée. C’est très clair.

  3. Riton le 15 juin 2012 à 17 h 40 min

    C’est joli hein !! ;)

  4. Kaka le 7 juin 2012 à 11 h 31 min

    Hummmmm de la mayo maison!!!
    Et Montcuq j’y suis juste passée,j’ai oublié de prendre le panneau en photo,ça aurait fait une belle illustration pour ton blog!Bises.